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Curcuménoïdes, pipérine et foie

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La consommation de curcuminoïdes associés à de la pipérine diminuerait la sévérité de la maladie du foie gras non alcoolique.

La maladie du foie gras non alcoolique est parmi les maladies chroniques du foie les plus fréquentes en Occident et est en constante progression. C’est une maladie inflammatoire et fibrosante qui présente un risque faible mais certain d’évolution fibreuse vers la cirrhose et le carcinome hépatique. Elle témoigne aussi de l’existence d’un risque métabolique général lié principalement à la présence d’une résistance à l’insuline et à la leptine.

Des modifications du style de vie et, plus spécifiquement, des modifications alimentaires sont généralement recommandées pour prévenir le risque de la maladie et pour en atténuer la sévérité une fois qu’elle est présente. Ces modifications ne sont pas toujours suffisantes à inverser la maladie.

La maladie du foie gras non alcoolique se traduit par une accumulation de graisse dans les cellules du foie, les hépatocytes, qui se combine avec un stress oxydant et d’autres lésions hépatiques.

Le curcuma est utilisé depuis de longues années par les médecines traditionnelles, notamment en Inde, pour traiter toute une variété d’indispositions incluant problèmes gastro-intestinaux, inflammation, maux de tête, infections et rhumes. Le curcuma contient plus d’une douzaine de composés phénoliques appelés curcuminoïdes qui sont de puissants antioxydants avec des propriétés anti-inflammatoires. Ils ont également des propriété hépato-protectrices.

Les curcuminoïdes ont une faible biodisponibilité. La pipérine, un extrait de poivre noir renforce cette biodisponibilité.

Soixante-dix personnes avec une maladie du foie gras non alcoolique diagnostiquée par ultrasons ont été enrôlées dans un essai randomisé contrôlé. Pendant douze semaines, on leur a quotidiennement fait prendre 500 mg de curcuminoïdes + 5 mg de pipérine ou un placebo.

La sévérité de la maladie et le fonctionnement du foie ont été évalués au début et à la fin de l’étude. Les résultats indiquent que la supplémentation en curcuminoïdes associés à de la pipérine a diminué l’hématocrite, le taux de sédimentation des érythrocytes, les concentrations sériques des enzymes hépatiques, le cholestérol, le cholestérol-LDL, le fer et l’hémoglobine.  Elle a également diminué la sévérité de la maladie.

Panahi Y et al., Curcuminoids plus piperine improve nonalcoholic fatty liver disease : a clinical trial. Journal of Cellular Biochemistry, 2019 ; 120(6).

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